lundi 18 août 2008

sensibilisation des villages

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Samedi 16 aout

J’accompagne l’équipe de sensibilisation des villages sur le Sida, l’eau potable et le paludisme (ou malaria).

A bord d’une missionnaire (le véhicule fétiche de la brousse), nous cahotons à 60km de Kolwezi à la rencontre de la population.



-----------------A Kanzenze, les villageois nous attendent déjà, entassés dans la petite salle du centre de santé. Ceux qui n’ont pas trouvé de place ou les enfants trop jeunes écouteront la bonne parole de dehors, grâce à un haut-parleur.





-------------------Maman Paule explique les grands problèmes de santé à un auditoire très attentif.


Le cours est interactif, permettant à l’équipe de savoir où en sont les villageois par rapport à leurs connaissances et leurs attitudes. Ce sont souvent les personnes âgées qui répondent aux questions de Maman Paule, et on lit leur fierté dans leurs yeux quand ils lèvent le doigt, sont interrogés et répondent « la fièvre ! », « le moustique ! », ou encore « la quinine ! ».


Ils ont les mêmes yeux que le petit Antoine quand il écoute les histoires de Papet…



------------------Tout est dit en Swahili mais des mots français s’introduisent régulièrement dans les discours, ce qui me permet de suivre un peu.

D’ailleurs, étant la seule muzungu (blanche) de l’équipe (et de la journée), tout le monde n’utilise que le Swahili. Surtout que mamam Paule s’est mis dans la tête qu’il fallait me parler Swahili pour que j’apprenne vite ! J

Hé ! polé-polé… (Doucement)


Démonstration de la préparation de l’eau potable.

Un sachet de PUR pour 10 litres d’eau. Si je prends de l’eau dans mon bidon jaune de 20 litres, je mets combien de sachets ? « Deux ! » répond le publique en cœur.



----------------------------Le film sur les maladies sexuellement transmissibles qui suit me parait un peu trop scientifique et les images choquantes, mais tout le monde est absorbé pendant les 40mn de projection. Maman Paule m’explique que certains d’entre eux ont ces maladies mais les cachent parce qu’ils ont honte. S’ils se reconnaissent dans le documentaire, ils viendront trouver un professionnel de santé par la suite.




--------------------------Un peu plus loin, le village de Walemba nous ouvre les portes de son Petit Séminaire, une ancienne institution belge à l’architecture occidentale qui avait du être magnifique à l’époque mais qui reste quand même soignée.

Le nombre plus réduit de l’assemblée et l’infrastructure permet plus facilement de distribuer des sachets de PUR et des prospectus sur la malaria.

Chacun attend son échantillon et lit scrupuleusement le livret.



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----------------A la fin de l’intervention, un villageois assez âgé lève le doigt, et se lève quand on l’invite à s’exprimer, ôtant sa casquette avant de prendre la parole.


« Monsieur le Docteur, je vous remercie » puis en Swahili qu’on me traduira plus tard, demande « pourquoi les médecins et infirmières sont venus il y a quelques temps pour vacciner les enfants et donc les protéger contre le Sida, et n’ont pas vacciné les adultes. » (Il s’agissait d’une campagne de vaccination contre la rougeole, la polio et le tétanos.) Monsieur le Docteur ne sourit pas et remercie le vieil homme pour sa question. Il peut en effet corriger les fausses informations qui circulent, et il y en a beaucoup…



D’autres choses m’ont fait tiquer.

Au début de l’intervention, on faisait clamer à l’assemblée : « Malaria : Zéro ! Sida Zéro ! Avortement : Zéro ! »

Comment ca avortement zéro ? Nous on s’est battues pour avoir ce droit !

Oui mais l’avortement ici se fait dans des conditions de brousse et cela revient à mettre en danger la vie de la femme, sans compter la douleur qu’elle subit.


De même que l’abbé a prononcé un mot à la fin, rappelant que l’Eglise Catholique interdisait l’utilisation du préservatif mais que les non-catholiques pouvaient s’en servir. Abstinence, fidélité absolue, préservatifs ou autres méthodes, chacun doit trouver celle qui correspond à sa religion. J’ai du être la seule à trouver ces propos un peu choquants.

Mais en y réfléchissant bien, c’est vrai que les congolais sont très pieux et que ce que dit une autorité religieuse est parole d’Evangile. Et puis, c’est vrai aussi que le ravitaillement en préservatifs à ses limites en brousse.



Alors, je remballe mes idées, j’écoute, j’observe et j’apprends…


La Ferme

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Voilà un an que le service social a redémarré une ferme.

A partir de ruines et de champs en friches ils sont parvenus à lancer une entreprise prometteuse.

Les reines ont été confiées à Olivier, un ingénieur agronome congolais qui prend le temps de m’expliquer et de me faire la visite de son domaine.


La ferme n’est pas encore rentable : la phase d’investissement n’est pas terminée.

Mais l’exploitation agricole ne cesse de s’élargir et se diversifier, tandis que l’élevage s’organise dans la même optique. On trouve désormais de plus en plus de produits frais et de qualité à Kolwezi.

Le nombre d’employés grandit en proportion et tout le monde est content.

N’ayant pas la mémoire des chiffres, (certainement parce que cela ne m’intéresse pas), je préfère vous envoyer des images.



Le manque de pompes électriques force les exploitants à utiliser le terrain pour assurer l’irrigation pendant la saison sèche.

On voit ici les réserves d’eau en haut d’une vieille termitière pour assurer la pression de l’arrosage.

En revanche, il faut également calculer son coup pour éviter l’inondation en saison des pluies.







La pisciculture : 12 bassins d’élevage correspondant aux mois de l’année pour assurer la régularité de la production de poissons.



L’idée est de faire de ce lac un lieu de détente, de pique-nique et de pêche.
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Voila donc ou nous viendrons nous approvisionner en œufs, poulets, légumes et fruits frais dans quelques temps, quand nous aurons une maison…

dimanche 17 août 2008

Les drainages

Dans mon pays, il y a deux saisons : une saison sèche et une saison des pluies.

Pendant la saison sèche, il fait toujours beau et il fait frais la nuit.

Pendant la saison des pluies, il pleut.

Figurez-vous.

Et les anciens disent que c’est comme si on ouvrait le robinet d’une douche pendant des mois. (Pas la douche du Pink, une douche normale qui a de la pression quoi.)

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Il est donc très important d’avoir une évacuation des eaux fonctionnelle si on ne veut pas que la ville se transforme en Venise Tropicale et que les petites maisons faites de briques en terre ne se disolvent.

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Du temps des Belges (comme on dit), la ville a été bâtie avec des systèmes de drainage partout.

Mais ceux-ci n’ont jamais été entretenus depuis le départ des Belges. Comme aucune infrastructure d’ailleurs. Du coup, le sable a remplacé le goudron et les pelouses, les déchets se sont accumulés dans la rue, et tout ceci se retrouve dans les canalisations, bouchant l’évacuation des eaux.

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Pourquoi les congolais n’ont pas entretenu leur ville ? Les guerres, la corruption des autorités, les habitants préoccupés à survivre…

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Depuis toujours les mines de Kolwezi se sont chargées de l’entretien de la ville, et non pas la municipalité. Aujourd’hui, la mine redémarre et la ville espère retrouver son visage d’antan. Le service social (comme le service de santé) est une sorte de monnaie d’échange contre l’exploitation minière.

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Pour l’assainissement des drains, Tarek s’est chargé de monter une entreprise que nous sous-traitons.

Tarek, 25 ans, libanais d'origine mais Congolais de naissance, parle mieux le Swahili que le Francais. Je ne le connais pas encore tres bien mais j'ai l'impression que sa courte vie vaut un roman... Un brigand au coeur d'or, un mec du terrain avide de projets a mettre en place...

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Les drains sous-terrains des artères principales

L'avenue Lumumba est bientot prete a accueillir les pluies.

Les petits tas sont les immondices sorties des drains qui attendent le ramassage. Il faut savoir que cette rue a ete nettoyee par l'equipe de Tarek et que les trottoirs on deja bien change de face.

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La Cité Manika



Cette rue était devenue une décharge publique car il n’y a pas de collecte de déchets:



Apparemment, il y a déjà beaucoup de boulot abattu.

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Malheureusement, les drains nettoyés ne tarderont pas à se reboucher. En parallèle, il faut re-goudronner, enlever le sable, sensibiliser la population, instaurer un système de collection…

Et bien entendu, etendre le programme dans un maximum de quartiers.

Tout ca prend du temps, mais ca vient… n’oublions pas que ce n’est que le début…


jeudi 14 août 2008

Tenke Fungurumi

Jour de sortie.

Dave (directeur de la santé), Filip (manager de la sécurité), John (directeur de la sécurité) et moi-même, partons vers l’ouest rendre visite à nos homologues respectifs d’une autre mine.

Si la piste n’est pas mauvaise sur la première moitié, elle est carrément horrible sur la

seconde. Disons qu’à l’allure où roule John, il est difficile d’éviter les trous sans donner de vifs coups de volant, et puis de toute façon, il est difficile d’éviter les trous tout court. Dave, à l’arrière avec moi, s’accroche avec toutes ses mains et se contorsionne pour pouvoir regarder la route et ainsi anticiper les chocs.

Moi je rigole quand il y a des bosses qui font cogner la tête contre le plafond, et sinon, je regarde sagement le paysage…




A Tenke Fungurumi, ils n’ont pas encore commencé à creuser mais tout se prépare méthodiquement dans cette optique.

2000 expatriés (nous sommes environs 150 à Kolwezi) et 2000 locaux s’activent déjà sur place.

Le système de santé pour les travailleurs et leur famille est déjà bien organisé et équipé : un service d’examen médical avant l’embauche, un container aménagé en salle de rayon X, un dentiste, une petite clinique de 10 lits, un labo, un centre de santé mères-enfants un peu à l’écart et déjà plein (les congolais ont souvent une dizaine d’enfants par couple)… Nous n’avons pas pu visiter le bloc car une césarienne était en cours.

Moi qui avais pour expérience les cases de santé du Sénégal, je pensais que ce que nous avions à Kolwezi était Byzance… et soudainement, je comprends mieux.

La sécurité, la santé et le confort de ses employés sont les éléments clés d’un bon fonctionnement d’une mine. Alors, s’il faut y investir des milliards de dollars sans même avoir commencé à produire, ils vont pas se gêner.

Ca me dépasse cette notion d’argent… c’est pas nouveau vous me direz, mais là… Boudiou….


Les expats sont ici seuls en général. C’est un peu comme le système du travail sur les plateformes pétrolières : bosser dans des conditions difficiles contre un salaire triplé par rapport au pays d’origine, travailler loin de sa famille mais bénéficier de plus de jours de congé.



Loin du village, le camps des expats

(pour éviter les problèmes sanitaires dus à la proximité)

A Kolwezi, nous n’avons pas la même histoire (il nous faut réhabiliter une usine alors que Tenke Fungurumi est toute neuve) et pas les mêmes moyens financiers non plus. On ne peut donc pas comparer, mais on peut s’inspirer et échanger.

L’accueil fut d’ailleurs fort sympathique et je reviendrai certainement pour poursuivre ma formation !

Sur le chemin du retour, Filip prend le volant, Dire Straits à fond…

Dave et moi sommes en réalité les victimes d’une compétition entre nos deux chauffeurs : c’est à celui qui mettra le moins de temps pour faire le trajet.

Alors que ces 100km de piste entre Kolwezi et Tenke Fungurumi se font gentiment en 3 heures, ils auront duré 2h par trajet avec nos cowboys de la brousse…

This is the walk… walk of life, hou-hou… walk of life….


mardi 12 août 2008

Madame Marie au Pink Palace


Ici les gens s’appellent par leur prénom, mais par marque de respect, on le précède d’un « Madame » ou « Monsieur », ou bien d’un « Maman » ou « Papa ».

C’est ainsi que je m’entends appeler Madame Marie et que je collabore avec Maman Paule. (Y en a un, c’est Papa Robert, mais ca me fait bizarre quand même !...)


Pour parfaire la connotation maison-close, je loge à l’hôtel L’Hacienda, plus communément appelé Le Pink Palace…

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Oui, j'habite dans un Malabar...


Seul hôtel confortable de la ville, il sera notre résidence jusqu’à ce que nous ayons une maison.

Les maisons et les voitures sont très convoitées car rares, et il faut s’armer de patience, attendre son tour…


Mais j’avoue que je suis très bien au Pink : ne pas faire la bouffe, ni la vaisselle, ni le ménage, voila qui me sied à merveille! Et puis, il y a toujours du monde avec qui papoter : le personnel, les personnes de la mine, d’autres clients…

Cela me donne l’occasion de rencontrer du monde de tout horizon.


Il y a tant de choses a apprendre...

vendredi 8 août 2008

Rapport d'activite, 1ere semaine

Voyons voyons... comment vous expliquer....

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Coordinateur, Community Health, ca veut dire que je suis chargée de coordonner le service qui s’occupe de la sante de la communauté de Kolwesi.

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Mais avant ca, il faut le créer ce service.

Heureusement, je ne suis pas seule.

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Mon chef, le Directeur de la santé communautaire et de la médecine du travail, bien qu’il soit arrivé en même temps que moi, a beaucoup d’expérience dans le domaine.

Amélie ensuite, mon homologue qui se chargeait toute seule de gérer tout ca et qui est bien contente de pouvoir se concentrer sur la médicine du travail.

Il y a aussi Rudy, directeur du service social et sécurité, un enfant du pays qui parle couramment Swahili.

Et Maman Paule, un ancien professeur de Chimie, dont l’implication pour faire avancer sa ville l’a tout naturellement amenée à s’occuper de la communauté au sein de l’entreprise.

Sans oublier tous les autres.

Je joue à un jeu de piste ou il faut aller voir tous ses collègues pour regrouper des informations et des savoir-faire.

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Présentement, nous nous concentrons sur un programme de control de la malaria avec un sous-traitant spécialisé.

Il s’agit de vite préparer les budgets, les soumettre et de signer le contrat pour que nous puissions commencer le processus le plus rapidement.

En effet, le projet étant basé sur une technique de spray d’insecticide à l’intérieur et à l’extérieur des habitations, il faut commencer avant la saison des pluies qui arrive vers décembre.

J’ai donc appris à monter un budget prévisionnel et par la même occasion, à faire la connaissance d’Excel… Bien brave cet Excel…

Cela me permet d’entrer directement dans la vie quotidienne de Kolwesi: combien coutent le litre d’essence, un sandwich, ou une location de maison… Comment on établi une fiche de paye selon les coutumes de la ville…

Car il s’agit bien de coutume: avant son déclin, la Gécamine (société minière de l’Etat) prenait tout en charge et possédait tout: Hôpitaux, DDE locale, brasserie… C’est d’ailleurs grâce à la mine que la ville était “coquette” (dixit un Kolwesien) et que nombreux regrettent la période faste qui a précédé les années 70.

Les employés avaient donc quelques avantages en plus de leur salaire, et la société actuelle les respectent: allocation farine, transport du domicile au lieu de travail assuré, et soins médicaux gratuits pour toute la famille. Ce n’est pas dans la loi, mais il est quasiment impossible de retirer un avantage à un congolais.

Ce qui est juste car on ne peut pas dire que les ouvriers roulent sur l’or.

Le budget sera soumis demain, et je m’attèle à la recherche d’une maison pour les bureaux, le stockage du matériel et l’entrainement des employés du programme du control de la malaria.

Ensuite, il faudra monter une entreprise que l’on sous traitera pour fournir la main d’œuvre. C’est la politique du service : permettre à des locaux de monter leur propre entreprise avec nos subventions leur offrira la possibilité de continuer leur activité avec une autre société, et de trouver de nouveaux clients. C’est du développement durable.

Le service de la Communauté a déjà mis en place une ferme sous la direction et la possession de personnes locales. Il y a un an, on ne trouvait que peu de ravitaillement. Stéphane et Delphine plantaient eux même leurs salades pour manger un peu de verdure. Aujourd’hui, la ferme fait face à une demande grandissante de poulets et légumes, et prévoit de s’élargir dans la diversité des plantations, dans l’élevage de moutons, de chèvres, et elle a même un projet éducatif.

Du coté de la santé, outre le projet du système de spray, les actions sont principalement la sensibilisation de la population sur les grands problèmes sanitaires et sociaux. Ce qui est indispensable à la pérennité des actions matérielles.

(La moustiquaire imprégnée se serait rapidement retrouvée sur le marché ou en filet de pêche si la sensibilisation n’avait pas été amorcée avant la distribution.)

C’est en combinant les efforts que cela avance : la mine apporte le soutien financier et une partie de l’organisation, et les employés locaux apportent la communication, leurs connaissances des coutumes, de la langue et de l’histoire de la ville.

Les principaux problèmes sont l’assainissement de la ville, l’eau potable, et le VIH (dont l’incidence n’est pas encore trop élevée).

La population est en demande de progrès.

Maman Paule est allée parler aux femmes (car en Afrique, l’éducation et l’information passent par la maman), et ceux sont elles qui ont demandé une réunion incluant les jeunes et les hommes.

Des idées ont émergé, comme le système de collection des déchets dans une cité, moyennant la participation de chaque famille à raison d’un demi-dollar par mois. La population est d’accord car elle a conscience des problèmes de santé qu’engendrent les ordures dans la rue. Maman Paule dis que si on ne fait pas payer un minimum, alors les gens ne feront pas attention et oublieront la nécessité de l’assainissement.

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En somme, même si tout se met en place lentement, et que je n’ai encore eu qu’un aperçu, j’ai l’impression que ce boulot sera très motivant, intéressant et surtout enrichissant.

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Le seul problème, c’est que je risque de vous saouler avec la mine.

mercredi 6 août 2008

Arrivee

Bonjour a tous!

J'ai enfin acces a internet et je m'empresse d'essyer de vous donner quelques nouvelles...

Tout va bien.
J'ai ete accueillie par nos copains Stef et Delf, ainsi que par Amelie, la responsable du service sante.Arrivee en meme temps que le nouveau directeur de la sante (mon chef donc), l'integration s'est faite rapidemment, d'autant tout le monde est souriant et accuillant! L'ambiance est sympathique mais le maitre mot ici c'est le travail.
Ici on vit KOL, on dort KOL, on mange KOL, on dort KOL, on se couche on y pense et on se leve en y pensant aussi... Tous les expats sont des passionnes de leur boulot. Et il y a de quoi.

Je loge au meme hotel que le chef donc pas question de parler d'autre chose ou de manger tranquille!! Mais c'est un homme tres sympa, qui a pas mal d'experience et plein d'idees.

Deja, je peux vous assurer que la question sur l'ethique etc, je ne me la pose plus du tout.Ce sont des millions de dollars qui sont depenses pour la communaute et si l'intention de la boite est de s'assurer une stabilite et une confiance de la population, l'intention des employes est bien de participer au developpement de la ville.Etant donnes les normes a suivre pour obtenir les soutiens financiers, on ne se permet pas de jouer a la corruption. (la Banque Mondiale n'investi qu'en lieu sur par exemple)
Je suis persuadee que les actions mises en place par la mine sont plus benefiques sur le long terme aux Congolais que celles engagees par les ONG. Vous aurez l'occasion de comprendre pourquoi.

Beaucoup de boulot donc, et surtout beaucoup de choses a apprendre. La mine est une espece d'enorme locomotive tres compliquee et il faut courir vite pour s'y accrocher. Heureusement que les passagers tendent la main pour vous aider!

Au niveau de la vie en general, si on considere que la vie n'est pas le boulot, il n'y a pas grand chose a faire a Kolwesi. Mais la ville est calme, les Congolais sont tres agreables, et il fait beau! Nous sommes em saison seche: 11 a 27 degres, et tres sec, donc beaucoup de poussiere car aucune route n'est goudronnee...

Voila pour un premier et rapide apercu...