Jour de sortie.
Dave (directeur de la santé), Filip (manager de la sécurité), John (directeur de la sécurité) et moi-même, partons vers l’ouest rendre visite à nos homologues respectifs d’une autre mine.
Si la piste n’est pas mauvaise sur la première moitié, elle est carrément horrible sur la
seconde. Disons qu’à l’allure où roule John, il est difficile d’éviter les trous sans donner de vifs coups de volant, et puis de toute façon, il est difficile d’éviter les trous tout court. Dave, à l’arrière avec moi, s’accroche avec toutes ses mains et se contorsionne pour pouvoir regarder la route et ainsi anticiper les chocs.
Moi je rigole quand il y a des bosses qui font cogner la tête contre le plafond, et sinon, je regarde sagement le paysage…
A Tenke Fungurumi, ils n’ont pas encore commencé à creuser mais tout se prépare méthodiquement dans cette optique.
2000 expatriés (nous sommes environs 150 à Kolwezi) et 2000 locaux s’activent déjà sur place.
Le système de santé pour les travailleurs et leur famille est déjà bien organisé et équipé : un service d’examen médical avant l’embauche, un container aménagé en salle de rayon X, un dentiste, une petite clinique de 10 lits, un labo, un centre de santé mères-enfants un peu à l’écart et déjà plein (les congolais ont souvent une dizaine d’enfants par couple)… Nous n’avons pas pu visiter le bloc car une césarienne était en cours.
Moi qui avais pour expérience les cases de santé du Sénégal, je pensais que ce que nous avions à Kolwezi était Byzance… et soudainement, je comprends mieux.
La sécurité, la santé et le confort de ses employés sont les éléments clés d’un bon fonctionnement d’une mine. Alors, s’il faut y investir des milliards de dollars sans même avoir commencé à produire, ils vont pas se gêner.
Ca me dépasse cette notion d’argent… c’est pas nouveau vous me direz, mais là… Boudiou….
Les expats sont ici seuls en général. C’est un peu comme le système du travail sur les plateformes pétrolières : bosser dans des conditions difficiles contre un salaire triplé par rapport au pays d’origine, travailler loin de sa famille mais bénéficier de plus de jours de congé.
Loin du village, le camps des expats
(pour éviter les problèmes sanitaires dus à la proximité)
A Kolwezi, nous n’avons pas la même histoire (il nous faut réhabiliter une usine alors que Tenke Fungurumi est toute neuve) et pas les mêmes moyens financiers non plus. On ne peut donc pas comparer, mais on peut s’inspirer et échanger.
L’accueil fut d’ailleurs fort sympathique et je reviendrai certainement pour poursuivre ma formation !
Sur le chemin du retour, Filip prend le volant, Dire Straits à fond…
Dave et moi sommes en réalité les victimes d’une compétition entre nos deux chauffeurs : c’est à celui qui mettra le moins de temps pour faire le trajet.
Alors que ces 100km de piste entre Kolwezi et Tenke Fungurumi se font gentiment en 3 heures, ils auront duré 2h par trajet avec nos cowboys de la brousse…
This is the walk… walk of life, hou-hou… walk of life….

2 commentaires:
Ben nous on te souhaite une bonne Sainte Madame Marie! C'est cool d'avoir des nouvelles. Bonjour a Papa Robert de la part des voisins!
bisous.
coucou, contente de voir que tu te plais. L'hotel malabar m'a l'air bien rigolo
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