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.................C’est au XVème siècle que les Européens se sont mis à chercher de nouvelles terres, de nouvelles richesses, et une nouvelle route pour les Indes.
En chemin, les Portugais découvrent l’embouchure du fleuve Congo et y larguent quelques missionnaires qui font si bien leur boulot que le Roi du Congo lui-même se fait baptiser.
Mais le Pape de l’époque (Nicolas V) n’autorise pas uniquement l’évangélisation des Africains, mais aussi leur esclavage.
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De son côté, Affonso 1er, le Roi du Congo, participe au déclin du pays au contact du Portugal : abandon des rites et traditions, commerce d’or, d’ivoire, de cuivre et d’esclaves.
Au milieu du XVIème siècle, le « commerce triangulaire » balafre la carte du monde.
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Après la mort d’Affonso 1er en 1543 jusqu’à l’arrivée des Belges, c’est le chaos.
Les colons contre les Congolais d’abord. Puis les Congolais entre eux pendant que les Colons s’en vont voir ailleurs si les voisins ne sont pas plus serviles, et puis finalement,
Mais l’Afrique reste un réservoir de matières premières… et pas cher en plus.
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..............En Belgique, Leopold II s’acharne à trouver une colonie pour son pays. C’est en finançant des expéditions exploratrices dans l’arrière-pays Africain, jusqu’ici Terra Incognita, et en magouillant diplomatiquement, que le Roi des Belges parvient à faire reconnaître aux autres pays colonisateurs sa souveraineté sur l’Etat Indépendant du Congo.
L’acte de Berlin, 23 février 1885 remet à jour la règle du jeu de la colonisation avec notamment l’interdiction de l’esclavage et la participation d’un nouveau joueur :
Henry Morton Stanley, le précieux journaliste explorateur de Léopold II
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S’en suit une série de magouilles économiques et commerciales, dont les abus seront dénoncés et Leopold II sanctionné pour sa méthode d’exploitation du Congo et surtout des Congolais. (Lire Le Crime du Congo par Sir Arthur Conan Doyle, paraît que ça remue…)
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Le 15 novembre 1908, le roi Leopold II transmet la souveraineté du Congo à l’Etat Belge.
Ce qui ne change pas grand chose puisque c’est toujours Leo qui commande.
Mais il en profite pour réorganiser le pays : lui donner un Gouverneur Général, le diviser en 11 puis 15 districts gérés par des Commissaires, et lui créer une armée (
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Si les responsables administratifs sont européens, les soldats eux sont recrutés sur place. Au début ils étaient aussi européens mais il n'y en avait pas assez. D’où le service militaire obligatoire.
Mais alors vient le problème des ethnies qui s’insurgent. Il faut donc enrôler moins de 25% de soldats de la même ethnie et donner à l’armée une langue véhiculaire : le lingala. C’est la principale langue utilisée le long du fleuve et elle est réputée facile à apprendre.
Comme certains mots n’existent pas en lingala, un mélange avec le français donnera naissance au jargon militaire local : le Kisoldat.
C’est rigolo non ?
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Pendant
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Les années qui suivent voient apparaître plusieurs formes de mouvement pour l’indépendance mais sans mettre vraiment en péril l’autorité Belge.
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En août 1958, le Général de Gaulle déclare que
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L’Abako et le MNC (Mouvement National Congolais), deux partis indépendentistes se disputent la place politique. Un meeting est organisé en janvier 1959 mais les autorités interdisent le rassemblement. Le peuple se révolte et l’émeute se solde par 47 morts et 241 blessés.
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Le 24 Juin 1960, Joseph Kasa Vubu est élu premier Président de la République.
Le 30 juin 1960, le roi Baudouin déclare l’indépendance du Congo.

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