La saison des pluies amène une recrudescence de certaines maladies à Kolwezi, comme le Paludisme et le Choléra.
Le vibrion du choléra se trouve dans les selles humaines et s’attrape par les mains sales, l’eau souillée et aliments contaminés. On a alors des maux de ventre, des diarrhées aigues, des vomissements, et la déshydratation peut entrainer la mort en quelques jours.
La propagation de la maladie se fait rapidement : Le premier cas de choléra annonce souvent une épidémie.
C’est pourquoi un plan d’action est mis en place par le District médical et les zones de santé. Le programme est ficelé. Sur le papier, on peut s’attendre à un control parfait de l’épidémie : Campagnes de sensibilisation massive, centres d’isolements, état de besoin en matériel médical et humain, organisation des désinfections à domicile et aux centres médicaux, etc…
Le problème, c’est que la ville n’a pas l’argent nécessaire pour acheter le matériel et payer les volontaires.
L’année dernière, la ville avait du faire face à 200 malades en 3 mois mais grâce à l’implication des acteurs locaux de la lutte et l’aide de Médecin Sans frontières Hollande, le nombre de décès s’est limité à 7.
Cette semaine, l’Hôpital principal de la ville a accueilli le premier malade, juste après notre réunion préparatoire.

La salle d'isolement se trouve dans l'hopital meme.
Etant donné que la crise a emporté plus d’une trentaine d’entreprises sur Kolwezi, on se retourne vers la mine et Crusader (la société que nous employons pour les services médicaux). Mais nous aussi on a du mal à joindre les deux bouts…
Avec le Docteur Isabel, on essaye donc d’amasser un petit stock de matos, frappant à droite et à gauche, récupérant 10 seaux au magasin de la mine, des bottes en plastique de la mine sous terraine, des Ringers (solution pour perfusion) à la pharmacie, du sel et du sucre etc…
Plus que jamais, c’est l’article 15 qui est en vigueur… (Article 15 : débrouillez-vous.)
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