samedi 25 octobre 2008

Projet Luilu





Luilu est une ancienne cité de mineurs au environ de Kolwezi.
Autrefois gérée par la Gécamines (comme tout dans la région), ses conditions se sont dégradées avec le déclin de l’entreprise minière de l’Etat.
C’est 30 ans de laissé aller que nous pouvons observer en cheminant les rues…

Plus de ramassage d’ordures ou de maintenance de la voie publique, plus d’entretien des maisons…
Pourquoi ? Parce que tout était organisé par la Mine et quand elle a cessé, personne n’a su reprendre la main. Personne n’a pu surtout. Comment se payer le luxe de garder une cité en état quand le chômage et les guerres font de la recherche de la nourriture une priorité ?




Aujourd’hui, la mine a redémarré et la population attend d’elle beaucoup, sinon tout, comme avant.

Quand je suis arrivée il y a 3 mois, nous devions tout faire pour nettoyer Luilu avant la campagne de spray d’insecticide contre le paludisme.
En effet, traiter les murs intérieurs des habitations tue le moustique adulte, mais pour une campagne efficace, il faut aussi réduire les sites larvaires qui sont les petites collections d’eau autour des maisons. Or les déchets qui s’accumulent dans la rue favorisent la création de sites.
De plus, Kolwezi a connu une épidémie de Choléra au début de l’année. La maladie se transmettant par une eau souillée à cause de l’absence d’hygiène, l’assainissement urbain est vraiment un problème de santé.

C’est ainsi que je me suis vue initier le projet de nettoyer Luilu.
En vérité, le district entier mériterait un tel programme. Mais il faut bien commencer par quelque part, et d’un point de vue stratégique et diplomatique, nous avons choisi Luilu. Stratégique parce que le village est séparé du futur camp de travailleurs expatriés uniquement par un chemin de fer. Assainir le milieu protège donc ces derniers des potentielles maladies évoquées plus haut. Et diplomatique parce que nous avons à faire à une population positivement répondante, motivée à participer à notre action. Il sera plus facile d’arriver à nos fins dans un tel contexte et de nous servir de Luilu comme exemple et comme moteur pour les cités suivantes.
Par exemple, chaque habitant suit la règle instaurée par les chefs de cité et l’équipe de sensibilisation depuis mai : nettoyer sa parcelle et amasser les ordures selon des endroits donnés, et non dans la rue. Autre preuve d’implication, la communauté est prête à participer d’un demi-dollar par mois et par famille pour l’assainissement. Ceci suggéré par les congolais pour responsabiliser leur pairs et évoluer dans les mentalités : tout n’est pas du par la mine et chacun doit faire un effort. Cette somme ne serait évidemment pas assez pour financer le programme, mais la communauté peut s’en servir pour payer des responsables chargés du maintien de l’hygiène.


Comment organiser le ramassage, comment calculer le cubage, quel budget, qui employer, où déverser les ordures, quel genre de poubelle publique peut on mettre en place, comment mettre en place un ramassage régulier ??...
Autant de petites questions qui ont nécessité des mois d’investissement, d’attente, et de mobilisation…
Heureusement, je ne suis pas seule ! loin de là ! Le service social surtout, avec Tarek et Djo récemment s’occupe de la partie technique sur le terrain (trouver la main d’œuvre et les engins avec des sous contractant, monter un plan d’action rue par rue, aller voir les autorités, etc…), et indispensable, le service Environnement pour trouver le site décharge en accord avec l’écologie et les autorités. Et puis, tout autour le service Contrats, les conseils des ingénieurs, l’atelier et le magasin de stockage… bref, on a mobilisé tout le monde, et tout le monde nous a donné un coup de main.



Sur le site de decharge avec Samba (environnement) et Djo (projets sociaux)


Voilà comment est né le projet Luilu...
Et lundi prochain, on attaque.

mercredi 15 octobre 2008

L'Elephant

On croise de drôles d'animaux à Kolwezi.

Je vous propose de faire leur connaissance au fil de ce blog.

Voici par exemple l'Eléphant



Ce gros patapouf joue un rôle important : il arrose les pistes sur le site minier, évitant ainsi aux autres véhicules de soulever une tonne de poussière sur leur passage.


(Bon, en fait, je connais pas les vrais noms de ces engins mais ils sont surement moins rigolos que des noms d’animaux)


dimanche 12 octobre 2008

De Retour au Pays

Jambo yenu!

(Bonjour à tous)

Me voilà rentrée à Kolwezi, avec dans mes bagages un François avide de découverte.

Le séjour à Johannesburg fut mouvementé.

Dans la catégorie pénible, nous avons eu : la vente des meubles, de la voiture, la paperasse, les cartons à faire, l’organisation du stockage des 15 caisses dans un garde meuble, le tout dans une ambiance folle de soucis de santé. Rien de grave, mais suffisamment fatiguant pour nous retarder et laisser à François la plus part du sal boulot. Point positif : Sur avis médical, nous avons repoussé notre vol à Kolwezi de quelques jours, ce qui nous a permis de tout régler.

Dans la catégorie sympa : J’ai pu expérimenter l’hospitalisation (ca fait bizarre de se retrouver de l’autre coté) et dans les cliniques de Joburg, on est comme à l’hôtel ! Coïncidence bienheureuse, ma copine Caro entrait le même soir que moi dans la chambre du dessus pour donner naissance à Baptiste le lendemain !

Sympa aussi l’achat et la préparation de nos motos pour l’aventure. Je n’ai pas pu en profiter car j’étais malade, mais j’ai hâte de l’essayer sur les routes défoncées de Kolwezi ! A ce jour, elles se font modifier pour supporter les conditions qui les attendent, puis Béné et Jérôme, nos potes motards/photographes, nous les monteront d’ici quelques temps. Histoire de s’entrainer pour leur traversée de l’Afrique, nous rendre service et visite : bon plan non ?

Et sympa surtout de retrouver les copains, les braais et les restos… Sympa mais un peu triste aussi… C’est dans ces moments où les émotions sont mélangées qu’on se rend compte qu’on a passé de super moments en un an et demi avec des gens qui ont pris de l’importance …

A Kolwezi, la pluie tant attendue est arrivée, rafraichissant l’air et ravivant la nature.

Nous sommes bien installés au Pink palace, quoiqu’un peu à l’étroit, et nous attendons toujours une maison. Et une voiture.

L’ambiance générale n’est pas terrible au boulot. Je retrouve des collègues fatigués, voire déprimés… Du mouvement dans l’organisation, des restrictions budgétaires, et de l’incertitude dans tous les domaines…

Pas de quoi s’affoler pour nous, rassurez vous. L’article 15 sera juste un peu plus en vigueur. (« Suivez l’article 15 » = débrouillez vous !)

François débarque dans une ambiance bizarre et ce n’est pas facile mais il est décidé à faire de son mieux. Pour ma part, je continue à penser que c’est dans la difficulté qu’on apprend le plus.

Ce qui est bien, c’est qu’on se croise parfois au boulot et qu’on peut se parler de ce qu’on fait et on se comprend !

Bref, L’aventure continue !!

Bises à tous et donnez nous des nouvelles de la vie civilisée, ca fait du bien !

lundi 15 septembre 2008

L'avis du consommateur



Eh ben le consommateur y dit que c'est cher ici!!

Entre les frais d'importation et la loi de l'offre et la demande, les prix s'envolent.


Voici mon caddie à 18 000 francs congolais, soit 33 US dollars, soit 23 euros environ.

Et encore, je n'ai pas pris les Rice Crispies, ca m'aurait couté le double!!


Au début on regarde les prix, on s'indigne, on secoue la tête et on s'en va.

Et puis petit à petit on se dit zut après tout, j'ai vraiment envie d'un yayoutre.

Comment font les congolais qui gagnent 100 USD par mois ?

Je ne sais pas.

En tout cas, ils n’achètent pas leur nourriture dans les magasins où on importe les produits des bazungu (blancs)...

dimanche 14 septembre 2008

Du Cricket a Kolwezi

Sur l’échelle de l’effort physique, après la pétanque vient le golf, et après le golf vient le cricket.

Et il a fallu que j’assiste à mon premier match de cricket à Kolwezi. Le plus gentleman des sports au milieu de la brousse…C’est quand même un comble !

Aujourd’hui, l‘équipe Indienne du magasin Roffe Congo s’oppose a l’équipe majoritairement Sud-Africaine de Mumi (une mine des environs).

D’après ce que j’observe, le cricket est un sport assez passif mais bon-enfant. Il n’y a qu’à voir le périmètre abdominale de certains joueurs…

8 joueurs font une ronde autour d’un terrain de foot poussiéreux avec à leur pied une bouteille de bière. Ils applaudissent en meme temps et courrent vers la balle si elle vient vers eux. La course n’exede pas une distance de 5 metres.

Au milieu, il y a un mec qui lance une balle sur un autre mec qui tient une batte. Parfois ils sont dans la même équipe, parfois non. Parfois le mec à la batte décide de frapper la balle, parfois non. S’il la tape, il court vers le camp du lanceur. Parfois, il y a un autre mec avec une batte qui court aussi mais vers le camp du batteur.

Et ils ont l’air très contents d’avoir couru.

J’essaie de récolter des infos à droite et à gauche.

On me répond qu’un match de cricket c’est une excuse pour passer un bon moment avec des gens, que ce qui est important c’est l’ambiance dans les gradins et que ce qui se passe sur le terrain à la limite, on s’en fiche. Un état d’esprit quoi ! J

On m’apprend aussi que ce match ci porte a confusion car les équipes sont mélangées.

Ah ben, voilà, je me disais aussi !

En tout cas, c’était super sympa à Seema, la patronne de Roffe Congo, de m’inviter à ce match !



dimanche 7 septembre 2008

Le camp au bord du lac

Le lac, a quelques kilometres de la ville, est un veritable havre de paix.
Certains vont meme jusqu'a le considerer comme le paradis sur terre.
D'un cote du lac, il y a un club avec des petites maisons privees et de l'autre,
il y a un camp qui appartient a la boite ou on peut reserver un cabanon pour la nuit.
On l'appelle le camp DCP

Ambiance apero sous le preau avec vue magnifique sur le lac

Un diniu et sa voiture "telecommandee"
("diniou"= pitchoune)







-

Le village des pecheurs


mardi 26 août 2008

Mon bureau




Voici le bâtiment du service social, de la sécurité, et de la sante communautaire
(bon en sante communautaire on n’est que deux pour l’instant)
C’est un bâtiment ou il n’y a que des gens sympas. Des expats, des congolais, des kolweziens, des bazungu nés ici (blancs), et même une mélangée.


je ne passe pas toute la journee ici en realite car je dois rencontrer des gens a droite et a gauche...
Toujours cette quete aux renseignements, ajoutee a l'importance du relationnel dans ma tache.